La mairie de Taverny, située dans le Val-d’Oise, a été perturbée par un message alarmant qui a conduit à un confinement d’urgence de toutes les écoles de la commune. Une personne, liée à l'adresse e-mail ayant envoyé le message, a été interpellée et placée en garde à vue, bien que les enquêteurs envisagent que son compte ait pu être piraté. Cette situation délicate pourrait résulter d'une blague qui a mal tourné.
Ce vendredi matin, des policiers étaient déployés en nombre devant l'école René-Goscinny. Le message menaçant reçu la veille, vers 18h30, n’a été découvert par les services municipaux que ce matin-là. Selon le témoignage de la maire de Taverny, Florence Portelli (LR), le contenu inquiétant annonçait des intentions meurtrières à l’égard des enfants. "J'ai immédiatement alerté les autorités, y compris le commissaire et les renseignements territoriaux", a-t-elle déclaré.
Mesures de sécurité renforcées
Des mesures de sécurité draconiennes ont été mises en place. La mairie a rapidement identifié la mère d’un élève de l’école comme l'émettrice supposée du message, bien que son implication reste douteuse. "Toutes les écoles ont été confinées. Nous avons prévenu les directeurs de ne laisser entrer ou sortir personne", a ajouté Portelli.
Les enfants n'ont pas été informés du danger, et les parents ont pu venir récupérer leurs petits à midi. Un adolescent a exprimé son étonnement face à l'importante présence policière : "Vous savez c'est une enquête sur quoi ?", a-t-il demandé. La maire a confirmé qu'une enquête était en cours, tout en restant évasive sur les détails.
Enquête en cours sur des membres d'une même famille
Moins d'une heure après, la mère associée à l'adresse e-mail a été interpellée à son domicile. "Les services d’enquête doivent déterminer si elle est responsable de l'envoi du message", a précisé Portelli. Deux autres membres de sa famille ont également été placés en garde à vue. Selon des informations relayées par Le Parisien, la mère a indiqué qu'elle n'était pas à l'origine du message menaçant. Les enquêteurs continuent d'examiner cette piste de piratage, convaincus que cette affaire pourrait n’être qu’un mauvais tour joué par un tiers.







