Le bar de Cyril Triolet à Vitry-le-François a subi un acte de vandalisme dans la nuit précédant le second tour des élections municipales. Ce dégradé est survenu après que le candidat divers droite a annoncé sa fusion de listes avec le maire sortant, Jean-Pierre Bouquet. Une alliance qui a provoqué un vif débat au sein de la population.
Aux alentours de 6h30, Cyril Triolet a découvert sur la façade de son établissement les mots "Traître" inscrits à deux reprises. Réagissant à cet incident, il a exprimé son souhait d'apaiser les tensions : "J'aurais aimé qu'on appelle au calme. On peut être en désaccord, mais une fois que les Vitryats auront compris, ça ira mieux," a-t-il déclaré après avoir nettoyé les inscriptions et déposé plainte auprès de la gendarmerie.
Cette alliance est d'autant plus surprenante que Cyril Triolet a été un conseiller municipal d'opposition pendant six ans. Jean-Pierre Bouquet a tenu à rassurer les électeurs en affirmant : "Il y a besoin de stabilité. Il n'y a pas de reniement, il avait un projet qui finalement était compatible, voire proche du nôtre," selon un entretien rapporté par ICI Champagne-Ardenne.
Le duo se prépare maintenant à affronter Sébastien Mirgodin, arrivé en tête du premier tour avec 31.90% des suffrages, ainsi que Jean-Baptiste Simonnot du Rassemblement National. Cette configuration électorale soulève des interrogations sur l'avenir politique de Vitry-le-François, surtout après des événements aussi perturbants.
Au-delà des rivalités électorales, cet incident témoigne des tensions qui peuvent survenir en période électorale, marquant un épisode sombre dans cette campagne.







