Ce quadragénaire a été lourdement sanctionné pour avoir violé son enfant et diffusé ces actes abominables sur Telegram.
Le mardi 17 mars, un homme de 40 ans a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle à Rennes pour le viol de son fils de trois ans, un acte filmé et partagé via la messagerie Telegram. Ce verdict a été annoncé par Frédéric Teillet, procureur de la République de Rennes, une information confirmée par le Parisien, qui s'appuie également sur des détails fournis par Ouest-France.
Pendant deux jours, les 16 et 17 mars, cet individu, gestionnaire de copropriété, a été jugé par la cour criminelle départementale d’Ille-et-Vilaine pour avoir commis des actes incestueux sur son fils. Il était également poursuivi pour la possession d'une quantité impressionnante de fichiers pédopornographiques.
Des délits répétés sur les plateformes numériques
Entre 2006 et son arrestation en juillet 2021, cet homme, déjà condamné en 2007 pour des délits similaires, a accumulé près de 40 000 images témoignant d'actes inqualifiables. Ces images, montrant des enfants dans des situations horrifiantes, étaient échangées dans des groupes sur des plateformes comme Coco et Telegram. Lors de son procès, il a confié aux juges : « Pour en avoir plus, il fallait rentrer dans l’échange, comme une collection… » selon les rapports de Ouest-France.
Dans ses échanges sur Telegram, les enquêteurs ont trouvé des vidéos envoyées à un autre individu impliqué dans des activités criminelles, des enregistrements où il viole son fils endormi.
Des accusations additionnelles graves
Lors de son interrogatoire, l’homme a admis la détention d'images pédopornographiques et l'agression sexuelle de son fils. Cependant, il a nié toute pénétration. Après un procès tumultueux, il a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Sa peine comprend également une injonction de soins, et son autorité parentale a été retirée.
Plus inquiétant encore, ce père pourrait faire face à d'autres accusations. Il est soupçonné d'avoir violé une adolescente de 12 ans en 2025, période durant laquelle il était sous contrôle judiciaire. Comme l'explique le procureur de la République de Nantes, « La procédure concernant la jeune fille est encore en cours et dépend du parquet de Paris ».







