Durant de longues heures, il a répondu aux interrogations de la cour et des avocats, refusant de céder aux pressions de la présidente et de la procureure, qui essayaient d'obtenir des déclarations plus précises. Le procès, qui a débuté le 17 mars, met en lumière le déroulement des événements de la nuit tragique.
Au premier jour, relèvent les médias, Lucas Larivée, 24 ans, a admis avoir causé la mort de Justine, 20 ans, mais contesté avoir eu des relations non consenties avec elle. Son récit diverge sensiblement des conclusions de l'enquête, notamment celles des médecins légistes qui notent une strangulation probable, contradictoire avec son histoire.
Un récit contesté par les légistes
Lors de son témoignage, Larivée a expliqué qu'il avait rencontré Justine dans une boîte de nuit de Brive-la-Gaillarde. Ils auraient eu des relations intimes, qu'il qualifie de « consenties ». Toutefois, ce témoignage est mis à mal par de multiples éléments probants. Notamment, la victime présentait des signes d'alcoolisation, questionnant sa capacité de consentement.
Les questions des avocats ont également porté sur la présence d'une ficelle bleue trouvée autour du cou de Justine. Larivée a déclaré ignorer comment elle se trouvait là, niant toute implication. Les expertises médicales quant à elles, soutiennent que cette ficelle semble avoir été utilisée pour la strangulation, un élément inquiétant selon les analyses de BFMTV.
Les détails accablants des preuves médico-légales
Les conclusions des experts sont accablantes : elles soulignent la nécessité d'une tension prolongée pour provoquer le décès par strangulation. Selon la légiste interrogée, cela impliquerait une précaution dont il serait difficile de faire preuve dans une situation qui aurait été purement accidentelle.
Lucas Larivée, en réponse aux accusations, s'est retrouvé confronté à une série de questions à propos de son état d'esprit après les faits, tout en tentant de justifier son comportement postérieur. Il a notamment envoyé un message à Justine après son enterrement, une action qui soulève des interrogations sur la sincérité de ses émotions après l'incident.
La cour continue d'interroger l'accusé
Le procès se poursuit, et les jurés doivent maintenant évaluer la crédibilité des déclarations de Lucas Larivée face aux preuves tangibles présentées par l'accusation. Le verdict est attendu pour vendredi, lorsque la cour devra déterminer si l'accusé est coupable des crimes dont il est accusé.







