Le nouveau commissariat de Périgueux, inauguré le 13 janvier dernier, traverse une période difficile. En effet, huit mois après son ouverture, le bâtiment vient d’être frappé par des problèmes d'infiltration d'eau, nécessitant des interventions urgentes.
Les travaux actuels, qui se concentrent sur le toit construit sur l’ancien siège du Grand Périgueux, visent à corriger des failles d'étanchéité apparues lors de fortes pluies au printemps. Les salariés d’une entreprise spécialisée en étanchéité et bardage travaillent actuellement sur le chantier, qui pourrait durer jusqu'à début juillet. David Fournier, secrétaire départemental du syndicat Alliance, ne cache pas son mécontentement : "Cette opération engendre des nuisances sonores permanentes pour le personnel". Celui-ci souligne également les désagréments liés à l'absence de climatisation et les difficultés de stationnement qui se sont intensifiées.
Des problèmes persistants avant l'inauguration
Interrogée par Sud Ouest en janvier, la préfecture avait attribué ces infiltrations à "un défaut dans la réalisation" des travaux. Aujourd'hui, les services de l'État assurent qu'une réétanchéification est en cours entre l’ancien et le nouveau bâtiment. "Le chantier était prévu", affirment-ils. C'est en effet surprenant pour un investissement de 11 millions d'euros, initialement estimé à 5 millions, que le bâtiment ne soit toujours pas officiellement inauguré par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, six mois après sa mise en service.
Ce cas soulève des questions quant à la qualité des constructions publiques et à l’impact direct sur le quotidien des agents de police. Il s'avère crucial pour les autorités de trouver des solutions viables afin de garantir un environnement de travail optimal et de rétablir la confiance dans les procédure de construction.







