La mère d'une mineure ayant porté plainte pour viol contre Jérôme Barella, principal suspect dans l'affaire Lyhanna, se prépare à déposer une série de plaintes contre l'État et le Garde des Sceaux, Gérald Darmanin. Cette décision a été annoncée mardi par son avocat, Pierre Debuisson, sur RTL.
Au total, trois nouvelles actions judiciaires sont envisagées : une plainte pour faute lourde contre l'État, une plainte au pénal ciblant les enquêteurs et les procureurs, et une action spécifique contre Gérald Darmanin devant la Cour de justice de la République. Cette dernière est motivée par le fait que M. Darmanin représente l'institution judiciaire en tant que Garde des Sceaux, ayant également été ministre de l'Intérieur pendant quatre ans, ce qui le rend en partie responsable des dysfonctionnements du système.
L’avocat a souligné que le ministre feignait de découvrir que le système judiciaire est en crise, ajoutant que des réformes sont essentielles pour éviter que des scandales similaires se reproduisent. C’est un appel à la responsabilité, en vue de réformer l'institution judiciaire afin de garantir la protection des plus vulnérables.
En août 2025, la mère de la victime présumée, née en 2014, a déposé une plainte à Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne), accusant Jérôme Barella d'avoir commis des viols sur sa fille entre septembre 2024 et mai 2025, dans son domicile. La jeune fille a été entendue par les autorités seulement cinq jours après la plainte, et des examens médicaux et psychologiques ont été effectués par la suite.
Dans le cadre de cette affaire, le parquet de Toulouse a transmis le dossier au parquet d'Auch, qui a prescrit des actes d'enquête à la gendarmerie de Lectoure. La procureure d'Auch, Clémence Meyer, a précisé que les investigations étaient en cours lors de la disparition de Lyhanna, mais n'a pas su détailler les actions entreprises entre la fin janvier et la disparition de l'adolescente.
Avec l'affaire Lyhanna illuminant les failles du système judiciaire, de nombreux experts plaident pour des réformes urgentes. Selon le criminologue Thierry Lévy, "il est crucial que des mesures soient mises en place pour s'assurer que les plaintes concernant des abus sont prises au sérieux. La vie d'une enfant ne doit pas être mise en danger en raison de négligences au sein du système". Une pression croissante s'exerce sur les responsables gouvernementaux et judiciaires pour qu'ils agissent rapidement, soulignant l'importance vitale d'une justice efficace et réactive.







