À partir du 1er février, le gouvernement français prévoit une baisse des tarifs d'abonnement à l'électricité, mais celle-ci s'avère modestement symbolique, estimée entre 10 et 12 euros par an pour les ménages. Selon une déclaration du ministre de l’Économie, Roland Lescure, cette réduction se chiffrera à 5 % par an, apportant une économie potentielle de jusqu'à 200 euros annuels pour les professionnels, comme les boulangers.
Dans une interview accordée au Parisien, Lescure a précisé que cette mesure ne remettait pas en question le système de tarification énergétique, affirmant : « Ce n’est pas une révolution, mais c’est un réel changement. » Cette initiative représente une diminution de 1 % sur la facture annuelle d’électricité, ce qui, selon les experts, laisse les consommateurs sur leur faim.
« La situation fiscale laisse peu de marges de manœuvre », a souligné Lescure. Le gouvernement avait plusieurs options : diminuer l'accise sur l'électricité, réduire la TVA, ou modifier la contribution tarifaire d'approvisionnement (CTA). Cette dernière, créée pour financer les régimes spéciaux des employés électriques et gaziers, était jugée trop lucrative ces dernières années. Deux milliards d'euros sont générés par cette taxe chaque année, avec des prévisions de surplus atteignant 7 milliards d'euros d'ici 2030. En optant pour cette approche, le ministre a évité d'impacter directement les finances publiques, rendant cette décision immédiatement applicable sans nécessiter de débat parlementaire.
À noter que certains acteurs du secteur, comme Fabrice Coudour, secrétaire général de la FNME-CGT, ont salué cette démarche en la qualifiant de « mesure juste ». Cependant, Coudour a également exprimé des regret concernant le fait que le gouvernement aurait dû envisager une TVA réduite pour le gaz et l'électricité, soulignant que près de 13 millions de Français souffrent de précarité énergétique. Pour lui, abattre la TVA à 5,5 % sur l'énergie aurait pu signifier des économies substantielles pour de nombreuses familles.
Enfin, le débat autour des ajustements de la tarification énergétique demeure vif, alors que des mesures comme celles proposées par le rapporteur au Sénat, Jean-François Husson, visent à taxer plus lourdement les énergies fossiles pour encourager une transition vers l'électrification. Ce débat est à suivre de près, car les décisions gouvernementales sur la fiscalité de l'énergie continueront de jouer un rôle crucial dans le soutien économique des Français face à l'inflation croissante.







