Poids clé de l'économie locale, l'entreprise Brest en vue, qui se charge de la gestion des principaux équipements de la métropole, a dévoilé ses ambitions pour l'avenir lors d'une conférence de presse tenue le 9 juin. Parmi les annonces, la métamorphose en une entreprise à mission prévue d'ici fin 2026.
Bien que les dirigeants aient changé, la direction reste claire. Stéphane Roudaut, récemment élu maire de Brest et président de la métropole, a désormais passé le flambeau à son adjoint Clément Posier, présidant ainsi à cette structure emblématique.
Structurée en deux entités complémentaires, une Société d'Économie Mixte (SEM) avec près de 30 % de capitaux privés et une Société Publique Locale (SPL) entièrement publique, l'entreprise gère de nombreux équipements publics majeurs de Brest, à l'exception des Ateliers des Capucins. Elle organise également des événements tels que les fêtes maritimes, gère l'office de tourisme et s'attaque à la gestion du stationnement payant depuis 2023. Avec un effectif de 300 salariés, Brest en vue génère environ 45 millions d'euros de chiffre d'affaires, dont plus d'un quart provient d'Océanopolis, contribuant à 98 millions d'euros de retombées économiques par an, dont 80 % profitent à des entreprises locales.
La RSE, priorité des élus
Le nouvel exécutif a défini trois priorités : inclusion, égalité femmes-hommes et transitions. Ces orientations s'inscrivent dans la continuité des actions déjà menées, sachant que Brest en vue est certifiée "Engagée RSE" depuis six ans. Avec des résultats tangibles : "Nous avons observé une diminution des émissions de gaz à effet de serre de 34 % au cours des cinq dernières années, un indice d'égalité femmes-hommes de 98 sur 100 prévu pour 2025, et près de 11.000 heures de travail allouées aux projets d'insertion," souligne Clément Posier.
La volonté maintenant est de passer un cap supplémentaire avec le statut d'entreprise à mission. Ces enjeux devront se concrétiser à travers des objectifs mesurables pour chacun des 12 équipements, sous le contrôle d'une entité indépendante. "Il ne s'agit pas simplement d'une stratégie d'image ou d'un greenwashing," défend Stéphane Maby, directeur général de Brest en vue. "Il est question d'engagements concrets, de contraintes que nous choisissons d'appliquer afin de progresser encore plus." Cette transformation vers le statut d'entreprise à mission devrait être finalisée d'ici la fin de l'année.







