Le Conseil d'orientation des retraites (Cor) s'attaque à la réforme des droits familiaux et conjugaux liés à la retraite, un chantier mis en veille après la hausse de l'âge légal de départ à 64 ans. Les discussions, bien que discrètes, révèlent une volonté de moderniser des dispositifs souvent jugés obsolètes.
Harmonisation des droits familiaux
Engagé depuis plus d'un an, le Cor a récemment réuni ses membres pour affiner ses propositions, qui seront présentées le 20 novembre. Le travail vise notamment à créer une harmonisation des droits attribués pour la naissance ou l'adoption d'un enfant, actuellement inégaux selon le statut professionnel. Les mères pourraient bénéficier de quatre trimestres pour la naissance et fournis sous conditions pour l'éducation.
Cette démarche a pour objectif de compenser les interruptions d'activité imposées par la maternité, une avancée attendue par de nombreux acteurs. En parallèle, des mesures de majoration de pension seraient envisagées, avec des augmentations variant selon le nombre d'enfants, ce qui contribuerait à réduire les disparités de revenus entre hommes et femmes sur leur retraite.
Évolution de la pension de réversion
Le Cor se penche également sur le recalcul de la pension de réversion, actuellement limitée aux conjoints mariés. La nouvelle proposition vise à ouvrir cette aide aux veuves les plus modestes, en conditionnant son attribution selon les ressources et l'absence de remariage. Le mode de calcul serait uniformisé entre les différents régimes, prévoyant une dégressivité en lien avec un plafond fixé à 3 000 euros mensuels d'ici 2026, et un alignement progressif vers le Minimum contributif qui s’établirait autour de 700 euros d'ici 2050.
Alors que le Cor doit finaliser ses recommandations, l'attente des prochaines étapes gouvernementales est palpable, notamment concernant l'impact de ces changements sur le futur des retraites.







