La loi de finances rectificative de 2010 a introduit la taxe d’aménagement, remplaçant l’ancienne taxe locale d’équipement. Cette taxe concerne toute construction ou aménagement nécessitant une autorisation d’urbanisme. Elle englobe divers projets tels que la construction d’une maison, d’un garage ou d’une véranda. Les piscines, y compris les hors-sol, peuvent également être assujetties à cette taxe. Dans cet article, nous explorerons les modalités d’imposition des piscines hors sol, les limites applicables et le montant de la taxation.
qu’est-ce qu’une piscine hors-sol ?
Il est crucial de distinguer entre deux types de piscines pour déterminer leur imposition : les piscines enterrées et celles hors-sol. Les piscines enterrées sont intégrées au sol de façon permanente, construite avec des matériaux tels que le béton ou l’acier, et nécessitent une déclaration préalable pour des surfaces dépassant 10 m². En revanche, les piscines hors-sol, comme leur nom l’indique, sont posées sur le sol, amovibles et facilement démontables. Elles existent en nombreuses tailles et matériaux. Pour une piscine hors-sol, un dépôt préalable en mairie est requis dans les cas suivants :
- Si la piscine mesure plus de 10 m².
- Si elle est installée plus de 3 mois durant l'année.
- Si elle se trouve en zone protégée et installée plus de 15 jours par an.
l’imposition des piscines hors-sol : quelles règles ?
Une piscine hors-sol est effectivement sujette à la taxe d’aménagement dans les cas suivants :
- Si sa superficie excède 10 m².
- En cas de travaux de terrassement ou de maçonnerie réalisés.
- Si elle est raccordée au réseau d’eau pour l'alimentation ou la vidange.
- Si elle nécessite un raccordement électrique pour le chauffage ou le nettoyage.
- Si elle ne peut être démontée sans détruire ses éléments constitutifs.
Pour éviter l’imposition, il est donc nécessaire que la piscine soit démontable et transportable, sans nécessiter des travaux de maçonnerie. La limite à retenir est de 10 m² : au-delà de cette superficie, la piscine doit être déclarée aux autorités fiscales. Certaines municipalités peuvent appliquer des exonérations ; il est conseillé de se rapprocher des services de sa mairie pour plus de précisions.
montant de la taxe d’aménagement pour une piscine hors-sol
Le montant de la taxe dépend de plusieurs facteurs :
- La superficie imposable de la piscine.
- La valeur forfaitaire au m², qui est de 258 € en 2024.
- Le taux communal ou intercommunal, variant entre 1 et 5 % (jusqu'à 20 % dans certaines communes).
- Le taux départemental, plafonné à 2,5 %.
- Pour la région Île-de-France, un taux régional spécifique de 1 % au maximum.
Pour connaître le taux applicable dans votre localité, il faut contacter le service municipal compétent. La taxe est due une seule fois dans les 12 mois suivant l’autorisation de travaux pour un montant inférieur à 1 500 €. Pour les montants supérieurs, le paiement s'effectue en deux fois : un premier versement dans l'année, suivi d'un second à 24 mois.
calcul de l'imposition d'une piscine hors-sol
Pour calculer la taxe d’aménagement d'une piscine hors-sol, la formule est :
(surface taxable x valeur forfaitaire x taux communal ou intercommunal) + (surface taxable x valeur forfaitaire x taux départemental).
En Île-de-France, la formule inclut également le taux régional :
(surface taxable x valeur forfaitaire x taux communal) + (surface taxable x valeur forfaitaire x taux départemental) + (surface taxable x valeur forfaitaire x taux régional).
exemple de calcul de la taxe d’aménagement
Prenons une piscine hors-sol de 12 m², avec un taux communal de 2 % et un taux départemental de 2 %. Le montant de la taxe serait de 123,84 €, calculé comme suit :
(12 m² x 258 € x 2 %) + (12 m² x 258 € x 2 %).
Pour une piscine située en Île-de-France avec un taux communal de 3,5 % et de 2,5 % au niveau départemental, le montant de la taxe serait de 216,72 € :
(12 m² x 258 € x 3,5 %) + (12 m² x 258 € x 2,5 %) + (12 m² x 258 € x 1 %).
Enfin, une piscine hors-sol dépassant 10 m² et non démontable engendre une répercussion sur les impôts locaux. Elle doit être déclarée aux impôts, impactant ainsi le montant de la taxe foncière et/ou d’habitation, augmentant la valeur locative cadastrale de l'habitation. Le montant de cette majoration dépendra également de la commune d’implantation de la piscine.







