Le vote de l’Assemblée nationale a abouti à une hausse de 4 % des retraites, minimas sociaux et allocations familiales, une mesure attendue tant par les bénéficiaires que par le gouvernement. Cependant, se pose la question de son application.
Les aides concernées par la hausse
Cette revalorisation s'applique à plusieurs systèmes, notamment : les pensions de retraite et d’invalidité du régime de base. En effet, ce geste, promis par Emmanuel Macron, répond aux inquiétudes des retraités face à l’inflation, qui atteint actuellement 5,8 %, et pourrait frôler les 7 % d’ici la fin de l’année. Les prestations qui bénéficieront de cette augmentation incluent :
- L’Aspa : minimum vieillesse
- Le RSA : Revenu de solidarité active
- L’Allocation aux adultes handicapés : (AAH)
- Allocations familiales : y compris l'allocation de rentrée scolaire et les aides pour les jeunes enfants
- Complémentaire santé solidaire : aide au paiement des dépenses de santé
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Dates de versement de la revalorisation
Le gouvernement prévoit que cette revalorisation soit versée pour la première fois le 9 août, sous réserve du vote négatif du Sénat sur les mêmes termes. Si ce dernier vote tarde, l’augmentation sera rétroactive au 1er juillet.
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Déconjugalisation de l’Allocation adulte handicapée
Autre avancée importante : l’Allocation adulte handicapée (AAH) sera désormais versée indépendamment des revenus du partenaire, répondant ainsi à une demande de longue date des associations. Cela représente une aide potentielle de 300 euros par mois, restituée aux allocataires concernés. L'AAH, d'un montant maximal de 904 euros mensuels, est attribuée sur des critères médicaux et sociaux, touchant plus de 1,2 million de personnes, dont 270 000 vivant en couple. Coût estimé annuel : environ 11 milliards d'euros.







